On ne peut éluder l'existence, on ne peut que la subir, l'aimer ou la haïr, l'adorer ou la craindre, dans cette alternance de félicité et d'horreur qui exprime le rythme même de l'être, ses oscillations, ses dissonances, ses véhémences amères ou allègres.
Quand tu devrais vivre trois fois mille ans, et même autant de fois dix mille ans, souviens-toi pourtant que nul ne perd une vie autre que celle qu'il vit, et qu'il ne vit pas une vie autre que celle qu'il perd. Par là, la vie la plus longue revient à la vie la plus courte...
Mais il faut apprendre à vivre tout au long de sa vie, et, ce qui t'étonnera davantage, il faut, sa vie durant, apprendre à mourir.
Les âmes fortes ne sont ni jalouses ni craintives: la jalousie est un doute, la crainte est une petitesse
de moi...un peu austere...et triste mais...tellement vrai....
Douleur
La douleur est une compagne fidèle
qui nous poursuit jours après jours
qui nous afflige et nous torture
et nous assaille de ses mumrmures.
Elle nous observe elle nous attend,
elle est présente à chaque instant,
elle accompagne notre présent
et se prélasse du passé.
Enfermée derrière ses murs
emprisonnée elle nous triture
c'est elle qui bat la mesure
elle qui contrôle notre nature.
Je voudrai lui être infidèle
mais comment lui échapper,
c'est une maîtresse si cruelle
que je rêve de tromper
que je voudrai tuer
sans jamais y arriver.
Des semaines des mois des années passent, mais rien y fait.
Elle attend sournoisement un nouvel évènement,
elle observe patiemment quand se s'ras le moment.
Alors, inexorablement, répendant sa semence,
poursuivant son chemin, lentement elle avance.
Ce venin qui gangraine mon coeur de tant de peines,
qui diffuse dans mon sang ce poison, cette souffrance,
n'aura de réponse que sur les lèvres de celle,
qui chaque nuit ensorcelle, mes pensées et mes sens
celle pour qui je pleure, chaque soir en silence.
La souffrance est mon tourment,
la douleur ma compagne,
main dans la main elle m'accompage
fidèle maîtresse de chaque instant